La boulimie est une dépendance au même titre que la drogue, l’alcool, le jeu et le tabac.
Toute personne ayant un mauvais rapport avec la nourriture est à prendre au sérieux.
Dans mon travail, je ne fais pas de différence entre boulimie et hyperphagie.
Une personne boulimique peut être obsédée par 2 kilos à perdre, obèse, se fait vomir, faire des jeûnes successifs, chipoter dans son assiette ou au contraire manger avec «joie et appétit» ou faire du sport d’une manière excessive.
Il y a deux grandes caractéristiques dans ce processus:
- ne pas exprimer ses émotions (et les enfouir sous une énorme couche
de nourriture)
- se projeter dans l’avenir avec une certaine image de ce qu’il faut être.
Les personnes boulimiques sont souvent d’humeur égale, souriantes, soignées et sont performantes professionnellement.
Elles fonctionnent ainsi de peur de décevoir et de blesser leur entourage, ou la peur du jugement que les autres pourraient leur porter.
Tous les âges et toutes les couches sociales peuvent être touchés, et les hommes ne sont pas épargnés.
Les personnes boulimiques sont déconnectées de leur corps, de leurs besoins et du moment présent.
- Les causes: une «interdiction» d’être soi-même, de vivre sa place, de s’exprimer verbalement et émotionnellement. Des croyances ancrées depuis des années.
- Les conséquences: le repli de soi-même, l’enfermement, la dépression.
- S’en sortir: apprendre et oser à dire, à ressentir, à être et à s’aimer.
Quand on y est arrivé, on vit tout à fait normalement et libéré définitivement de toutes ces interdictions qui emprisonnaient.
Contrairement à ce qu’on entend: il n’y a aucune rechute.